Depuis ce weekend, la beta du mode multijoueur d’Assassin’s Creed Révélations a été lancé par Ubisoft en exclusivité sur PS3 pour les membres Playstation Plus et Uplay. Ne possédant pas la PS3, j’ai demandé à Erwan de tester cette beta pour Pedagogeek et de nous en faire un compte-rendu afin de connaître les nouveautés apportées par Révélations.
Précédemment dans Assassin’s Creed :
Le 18 novembre 2010, Ubisoft sortait le troisième volet de la saga Assassin’s Creed, nous mettant pour la première fois à disposition un mode multijoueur au départ très prometteur. Mais avec le recul, force est de constater qui fallait en vouloir pour jouer les « no life » sur ces sessions en ligne souvent répétitives.
Certes l’idée est là ! Nous incarnons un agent au service d’Abstergo envoyé dans l’animus pour exécuter diverses missions. Les differents modes disponibles étaient parfois des copies légèrement modifiées les unes par rapport au autres. Nous retiendrons les principaux :
Dans le mode « Traque« , il nous était attribué une cible. A nous de la démasquer, à travers la foule, en se fiant à une boussole (plus ou moins précise selon le mode de difficulté), un portrait et surtout aux comportements suspects. Attention, si ici nous sommes chasseurs, nous devenons nous-même très vite chassés, discression et observation étaient de rigueur.
Le mode « Chasse à L’homme » est quant a lui consacré au travail d’équipe. La partie se joue en deux tours, tantôt traqueur, tantôt traqué.
Le mode « Alliance » est un remix du mode traque mais il nous faut cette fois-ci coopérer avec un autre joueur. C’est donc 3 équipes de 2 qui s’affrontent.
Il faut y ajouter bien sûr le mode « Capture de coffres » permettant de varier un peu les plaisirs, en nous proposant de prendre possession ou de défendre différents points de contrôles réprésentés par des coffres. 2 équipes de 4 en 2 manches consécutives. Si le concept est connu de tous depuis longtemps, il est toujours extrêmement efficace.
Pas exempt de défauts, l’interface est au début un peu brouillon. Ajoutons à cela peu de chances d’esquiver un assaillant et quand ces derniers ne jouent plus le jeu de la discrétion, le plaisir redescend vite pour laisser place au stress voir à la frustration.
Mais depuis ce samedi 3 Septembre 12H00, Ubisoft a ouvert les portes de la beta du mode multijoueur d’Assassin’s Creed : Révélations. Si comme convenu tout n’est pas présent, c’est l’occasion de vérifier, en partie, les promesses des studios de Montréal qui étaient de rendre l’expérience de jeu en ligne plus accessible et variée.
Tutoriel :
D’entrée, nous sommes invités à choisir un avatar pour notre « carte de profil de templier », sorte de carte d’identité au sein d’Abstergo. On peut y remarquer, outre notre pseudo, la présence d’un indicateur nous informant sur la qualité de notre connection ainsi qu’un emplacement qui recevra par la suite les futurs titres qu’il serait possible d’attribuer à notre avatar ainsi qu’un emblème personnalisable (vide au départ).
Il est maintenant possible de faire connaissance avec les différents personnages disponibles dans cette beta, au nombre de 9. Nous voici donc face à La Sentinelle, L’Eclaireur, Le Protecteur, Le Vizir, La Comédienne, Le Diacre, Le Canonnier, La Tricheuse et le Champion. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont de la gueule. Exit le style renaissance italienne et bienvenue aux tenues plus orientales de Constantinople. On se rapproche un peu plus de ce que l’on a pu connaître dans le premier volet en compagnie d’Altair, 400 ans plus tôt.
Choisissons donc le Protecteur pour commencer la session d’introduction. Nous sommes envoyés dans l’Animus et apparaissons sur une carte dont on remarque tout de suite la petite taille et surtout les changements de l’interface.
En effet, pas de boussole ! Juste le portrait de notre cible dans le coin supérieur droit. Ce dernier s’illumine en bleu lorsque la cible est située dans notre champ de vision, autrement dit, lorsque qu’il n’y as pas d’obstacle entre elle et nous. La séance d’entrainement étant scriptée, notre cible nous repère très vite. C’est en courant que nous devons la rattraper et l’exécuter. La victime ayant tenté de nous humilier, notre personnage se retrouve sonné un court instant. Sans plus attendre, un second contrat est en cours et on nous informe sur le risque qu’il y a d’être démasqué si l’on court tandis que le portrait est en surbrillance. Une nouveauté se glisse alors à l’écran, la « Jauge d’approche« , qui est collée au portrait cible. Elle se remplie ou se vide selon notre comportement. Ainsi on la verra se remplir si notre approche se fait furtivement, il nous sera donc attribués de précieux points bonus après l’assassinat. Au contraire, la jauge se videra si on charge sur sa cible et on devra se contenter des seuls points d’assassinat, ce qui devient vite pénalisant sur une partie de 10 minutes. L’entrainement continue mais à présent, il va falloir se cacher. L’indicateur dans le coin supérieur gauche nous informe sur le nombre de poursuivants à nos trousses, ici un seul. Un groupe nous est exceptionnellement indiqué, mieux vaut ne pas se faire prier et il faut patienter parmi ces inconnus. Notre ennemi approche du groupe et notre instructeur nous incite à l’humilier. La démonstration est parlante! Ce sera au plus rapide! Ce qui n’est pas un mal en comparaison à Brotherhood, où il était quasiment obligatoire de neutraliser son assaillant à l’aide de grenade fumigène, par exemple, avant de pouvoir espérer l’humilier.
Notons que Révélations utilise le même moteur graphique que ses grands frères, il n’y a donc pas là de surprise. Certes les modèles sont aussi bien travaillés que Brotherhood mais le tout est à peu de choses près identique. Les textures sont toujours aussi fines, on retrouve des murs décrépis, des sols poussièreux et des couleurs chaudes. Tout ça nous plonge dans une atmosphère lourde représentant très bien cette ancienne Turquie.
Retour aux menus qui ont, eux, changé du tout au tout avec, en haut à gauche, notre profil avec toutes les options accessibles par la pression de la touche L1 :
- Profils de capacités : Pour avoir accés à un profil personnalisé, il vous faudra débourser quelques crédits Abstergo. Le système global quant à lui est le même qu’à l’épisode précédent. Les capacités, elles, ont certaines nouveautés. On retrouve le déguisement, les grenades fumigènes, couteaux de lancer, poison, pétards, métamorphose. Les nouveautées étant la « bombe de proximité » (petite mine qui explose quand un ennemi marche dessus le laissant grogui un court instant) et le « barrage » (qui déclenche tous les obstacles autour de vous). Coté atouts, il y a foule. Nous retrouvons la plupart des atouts d’ACB mais huit nouveaux sont présents. L’atout « Sentinelle » qui augmente la durée de verrouillage quand la cible est hors champ de vision. L’atout « grande poursuite » augmentant la vitesse de course quand vous poursuivez un ennemi et ralentit la diminution de la jauge d’approche. « Piratage en silence de l’animus« , vous permet de tuer qui vous voulez à distance et vous fait gagner 100 points lorsque vous tuez un joueur n’étant pas votre cible (débloqué après une série de 7 assassinats). « Piratage de l’animus » est semblable au précédent hormis le fait qu’il intervient après une série de 9 assassinats. Bonus d’échec « Vision« , vous révèle la position des cibles hors champ de vision jusqu’à ce que vous tuiez une cible (débloqué après 5 décés ou humiliations consécutives). Bonus d’échec « Traqueur » révèle la position d’une cible dans votre champ de vision et indique sa trajectoire jusqu’à ce que vous tuiez une cible (débloqué après 5 echecs). Bonus d’echec « révélation« , vous révèle tous les poursuivants dans votre champ de vision jusqu’à ce que vous tuiez une cible (débloqué après 5 décès ou humiliations consécutives). Bonus d’échec « piratage mineur« , vous permet d’assassiner votre prochaine cible à distance après 5 échecs.
- Personnages : Ils sont cette fois beaucoup plus personnalisables aussi bien du coté vestimentaire qu’armement. Il est maintenant possible de modifier certaines parties du corps (tête, torse, jambes, ceinture, bras) et les armes utilisées (principale, secondaire,…) ainsi que les mouvements (humiliation).
- Profil de templier : nous donnant accès à l’avancement des épreuves, ces petits défis nous permettent de gagner des bonus d’expérience. Les Distinctions nous sont accordées après une partie comme récompense et nous permettent de gagner des crédits Abstergo (ceux ci vous seront indispensables pour débloquer la majorité des options de personnalisation). Et pour finir les classiques classements et statistiques.
- Boutique : inaccessible pour l’instant.
- Base de données Animus: Elle aussi est inaccessible.
- Par l’intermédiaire de la touche R1, vous aurez accès au centre d’amis.
Tout ce petit tableau de bord est, dans un premier temps, déroutant mais très bien pensé et il n’y a pas besoin de fouiller des heures pour très vite s’y retrouver.
Modes de jeu :
Les modes de jeu sont, eux, très limités avec cette beta. Il nous est proposé les modes Traque, Chasse à L’homme et le Deathmatch. Commencons par ce dernier, nous retrouvons les mécaniques de jeu de la séance d’introduction. Toujours sans radar et sans capacité spéciale, il nous faut démasquer notre cible. Si celle-ci se met à courir, il sera alors facile de la repérer. Il faut donc faire un choix : courir après en étant certain de perdre beaucoup de points bonus ou anticiper ses mouvements pour la prendre à revers, laissant aussi, à notre propre pursuivant, plus de temps pour nous repérer. La carte étant vraiment petite, il est facile de recroiser l’objet du contrat.
Tout vient à point à qui sait attendre…
Il faut réussir quelques assassinats toute en discrétion pour s’apercevoir que l’on est vite gagnant à patienter. Là ou le précédent volet faisait erreur (il était possible de jouer les lièvres et assassiner le plus de cibles possible en un minimum de temps), Révélations change la donne. Une fois la jauge d’approche pleine, les points coulent à foison. Il ne faut donc pas être mathématicien pour choisir sa stratégie et y aller en douceur. La partie terminée, un tableau affiche le « panthéon » de la session (le plus gros score, le plus grand nombre d’assassinats, plus grand nombre de décès,…) ainsi vous pouvez apparaître plusieurs fois au panthéon. Ubisoft marque là un très bon point, forçant les joueurs à avoir une approche plus réaliste de la situation et on ne s’en pleindra pas.
Direction la chasse à l’homme. En apparence, pas de changement. Deux groupes de 4 sont formés, le chef de groupe sélectionne un personnage cible. En début de partie, on a la surprise d’apercevoir l’emblème du chef de groupe sur la cape du personnage, un petit détail qui fait toute la différence quand on parle d’un jeu où l’on peut rencontrer des co-équipiers potentiels. L’emblème d’un joueur apparaitra donc sur le personnage cible.
Nous retrouvons au passage de plus grands espaces, les cartes sont totalement revisitées. Il n’y en a que deux pour le moment (L’hôpital des templiers et Antioche), une troisième sera ajoutée prochainement. L’architecture des deux cartes disponibles est un peu différente. Nous retrouverons des toits en tuiles, des bâtiments aux couleurs chaudes ainsi qu’un peu plus de verdure à Antioche, tandis qu’à l’hôpital des templiers, le tout donne un décor plus blanchâtre avec des bâtiments aux toits plats. Structurellement parlant, le level design est, avec un peu de regret, le même d’une carte à l’autre.
Nous marchons donc à travers une foule très fluide entre couloirs de pierre et marchés remplis de chineurs. Grimpons un peu pour avoir une meilleur vue ! La première chose que l’on remarque est avec quelle rapidité notre personnage escalade les façades. Clairement plus vif, il n’est plus question de rester bloqué à une corniche par mauvais placement de quelques pixels. On se retrouve très vite en haut d’un bâtiment et tout ça très naturellement. Une fois en hauteur, on constate qu’il n’est pas si facile de repérer sa cible. La vue est vite cachée par les préaux, arbres ou autres étals de marchands. L’utilisation des hauteurs est donc plus favorable pour la fuite ou la poursuite. Retour parmi la foule. Une cible arrive face à moi, je me fais discret, continue pour arriver quasiment en face et là, il m’humilie! Le timing est serré. Cette fois, tout le monde a sa chance. Le plus observateur et les meilleurs reflexes l’emportent. Une fois humilié, notre avatar est déboussolé. On ne peut plus bouger, mais là encore une petite nouveauté, un triangle au dessus de notre tête indique aux autres membres du groupe qu’il leur est possible de vous aider à vous relever. Ce qui vous fait gagner de précieuses secondes. On passe à la deuxième manche, après s’être fait assassiner, c’est l’occasion de choisir un profil par défaut parmi les deux proposés.
Parlons donc un peu de ces nouvelles capacités. La bombe de proximité est idéale quand on est pris en chasse, il faut cependant savoir que l’ennemi vous voit la poser et la voit au sol. Il ne lui est caché que le cercle qui établit la zone d’activation. Le barrage peut être utile en toutes circonstances. Bien utilisé, il peut emprisonner un individu entre deux grilles ou tout simplement le ralentir pour mieux le rattrapper. Le gameplay n’a pas changé par contre, on peut à présent provoquer un joueur ou bien le narguer via la touche triangle. Une seconde variante concerne le choix de la cible, On n’utilise plus les flèches droite-gauche mais haut-bas. Cela s’explique si l’on observe le portrait de la cible, elle est accompagnée par une colonne de mini-portraits où l’on peut retrouver toutes les cibles, ce qui nous offre la possibilité d’avoir un choix clairement ciblé (ce qui ravira les acharnés de la vengeance). Une fois la partie finie, je prends connaissance des récompenses acquises (vétement, armes, atouts, … tout ça cependant bloqué à moins de sacrifier quelque crédits).
Je me lance du coup vers le mode traque qui est dentique à celui de ACB. L’attitude en jeu, quant à elle, change en raison des améliorations fournies par Ubisoft. La cause ? tout simplement une meilleure gestion des points grâce à la jauge d’approche, et l’humiliation est plus abordable.
Si Ubisoft a apporté que quelques améliorations non négligeables à leur mode multijoueur, ils nous offrent peu de nouvelles choses pour le moment du côté modes de jeu. Le Deathmatch est une merveilleuse idée, les cartes sont peut être un peu restreintes coté taille même s’il serait certes difficile de trouver sa cible sur une map standard, mais un peu plus d’espace ne serait pas une mauvaise chose. Le gameplay est lui, sans aucun doute, plus accessible de part certaines rectifications concernant les déplacements et surtout une plus grand fluidité de l’escalade. On se retrouve donc plus face à une amélioration du multijoueur de Brotherhood que face à une entière nouveauté, mais ce n’est déjà pas mal et le plaisir de jouer est encore plus présent que dans l’épisode précédent.
N’oublions pas que ce n’est qu’une version beta où il nous manque, entre autres, le mode Assaut de Reliques, qui mettra en avant le coté free-run de la saga en volant les reliques des équipes adverses.
On espère que les studios de Montréal nous réservent encore d’autres nouveautés pour nous surprendre !
Un grand merci à Erwan pour cette preview !
Pour plus d’informations techniques, voici un document complet expliquant les caractéristiques du multijoueur d’Assassin’s Creed Revelations.










