[Test] Assassin’s Creed III

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Chaussez vos botines, mettez vos capuches et aiguisez vos lames, nous retournons dans l’Animus pour tâter de la révolution Américaine. Sorti le 31 Octobre dernier, ce nouvel Assassin’s Creed nous emmène dans les colonies Anglaises pour boucler la saga Desmond et (peut-être) sauver le monde…

Après trois épisodes dédiés à Ezio Auditore, nous pouvons enfin incarner un sang neuf. Et qui dit sang neuf, dit nouveau gameplay. Plus fluide, plus libre, Connor incarne parfaitement le rôle d’assassin. Sa course, très axée sur le jeu de jambe est digne d’un footballeur brésilien. Connor est plus penché, plus agile dans son escalade et ses sauts ressembleraient presque à du Parkour. Le système de combat est bien plus agréable et brutal. Le tomahawk est d’ailleurs plus utilisé que la lame secrète ! Le pistolet me faisais peur dans son utilisation répétée mais la limitation de munition et le temps de rechargement ont été bien dosés. Le passage d’une arme à une autre est donc un pur régal, les combos Arc – Tomahawk – Pistolet permet d’éliminer très rapidement un groupe d’ennemi. L’utilisation de la dague-lance est elle aussi apprécié au cours des corps à corps pour atteindre un ennemi hors de portée.

L’IA, bien plus présente, fait preuve de beaucoup de réalisme et plus ou moins d’intelligence. On verra donc des soldats se mettre en retrait pour tirer un coup (hahaha). C’est là qu’entre en jeu le bouclier humain, rare protection qui permet d’éviter les balles. En même temps, la précision est égale à celle d’un lance pierre mal ajusté donc vous n’aurez pas beaucoup de mal à éviter ceux-ci lors de vos escalades. Les PNJ quand à eux sont plus actif, plus présent. Des paysans porte des barils, travaillent leurs champs. Les commerçants et la population interagissent entre eux et première dans la série, l’apparition d’animaux. Ces même animaux que l’on retrouve dans la Frontière, partie sauvage de la map permettant une nouvelle activité vraiment attrayante : la chasse. Les compétences et armes de Connor permettent de pister, grimper d’arbres en arbres et d’escalader des parois rocheuses pour atteindre ses proies.

À première vue des trailers, l’ensemble graphique me semblait inchangée alors qu’Ubisoft ne cessait de vanter les mérites de son  » nouveau moteur graphique « . C’est seulement après quelques heures de jeu que j’ai saisi les véritables différences avec les précédents opus. Les textures, extrêmement plus fines et agréables dès que la caméra s’approche, sont travaillées et permettent d’apprécier les cinématiques. Celles-ci, bien plus réalistes sont elles aussi très bien faites. Mais la grosse surprise a été l’ambiance de la Frontière. De l’herbe, justement parsemée, les hautes herbes, buissons mais aussi arbres de différents types et de différentes formes créent une forêt et un univers vraiment réaliste. La traversée de cours d’eau, magnifiques eux aussi et des différentes parois rocheuses met vraiment en valeur le nouvel habitat des animaux. En parallèle, la qualité graphique des batailles navales est exceptionnelle. L’eau et les décors sont soignés mais la beauté réside dans les effets de coups de canon ou de destruction particulièrement bien retranscrits. Dans l’ensemble, le jeu ne m’a pas fait beaucoup de caprices graphiques ou autres bugs. La seule chose ennuyeuse est la coordination entre les voix et les mouvements des personnages pas toujours bien calés.

Le scénario quant à lui est tourné vers l’indépendance des colonies américaines de la couronne. Ayant toujours eu une passion pour le conflit Templiers / Assassins, je trouve que cet opus permet vraiment de comprendre les idéaux des deux camps. Cependant, et comme à chaque épisode, la narration me pose un sérieux problème. Elle peut être très bien faite, précise à souhait avec de bons rebondissement mais aussi très longue, presque ennuyeuse par moment ou à l’inverse totalement  » zappée « . Le juste milieux n’as pas été parfaitement atteint et c’est dommage de voir des sequences ultra-rapide qui ne révèlent pas vraiment l’importance du moment. Certain choix scénaristiques m’on supris autant du cotés bon que mauvais de la surprise mais se révèlent en adéquation avec le scénario global.

Le jeu se dote d’une assez bonne durée de vie et la possibilité de continuer avec les objectifs secondaire une fois le scénario finis est vraiment agréable. Malgré le personnage animal de Connor, cet opus est moins guerrier que les précédents et accède à une dimension vraiment profonde du conflit opposant Templiers et Assassins. Le multijoueur, peu modifié est toujours aussi jouissif et on notera l’apparition de nouveaux modes de jeu (domination) et de nouveaux personnages. Comblant les lacunes de ces prédécesseurs, le mode online est la quasi-ultime incarnation du jeu d’assassinat en ligne. De nombreuses choses resteraient à approfondir comme la chasse, les quêtes annexes et surtout les missions navales (pur bonheur !!) mais je vous couperais l’envie de le découvrir par vous même. Assassin’s Creed 3 reste la valeur sure de jeu d’action-aventure à la troisième personne cette année.

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