À l’heure des suites, des remakes et des reboots, quelques réalisateurs ont encore l’audace de sortir des films totalement nouveaux. C’est le cas de Quentin Tarantino dans son dernier film, Django Unchained. Alors vous allez dire qu’il s’inspire de nombreux westerns et en particulier le Django de Sergio Corbucci, certes, mais plus que de l’inspiration, c’est avant tout un hommage à ces westerns. Un petit clin d’oeil pour le Django de Corbucci se glisse d’ailleurs dans le dernier Tarantino.

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Synopsis : En 1858, dans le Sud des États-Unis, quelque temps avant la guerre de Sécession, un ancien dentiste allemand reconverti en chasseur de primes, le Dr King Schultz libère Django, un esclave, et le forme afin de lui permettre de l’assister dans une mission, puis pour le remercier décide de l’aider à libérer sa femme des mains de Calvin Candie, un riche et impitoyable propriétaire terrien du Mississipi.

Dès les premières minutes du film, on retrouve directement le style Tarantino et nul doute à quel point celui-ci a été bercé par les westerns. La réalisation est magnifique avec plusieurs scènes, sans dialogue, qui se laissent tout simplement contempler et quel bonheur ! Ceci est d’autant plus étonnant quand on connaît l’importance qu’apporte habituellement Tarantino aux dialogues et longues tirades. Bien sûr, le film n’en est pas muet pour autant et les dialogues sont un vrai régal, parfaitement taillés. Plusieurs phrases ne manqueront pas de devenir cultes.

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Évidemment, Django Unchained ne serait pas un Tarantino s’il se laissait uniquement porter par ses images et ses dialogues et il ne faudra pas longtemps pour retrouver quelques scènes d’action caractéristiques dans lesquelles le sang coule à gros bouillons, toujours accompagnées d’une touche d’humour bien senti, vraiment jouissif.

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L’un des don de Quentin Tarantino est de créer des personnages uniques et remarquables. Django Unchained ne fait pas exception et tout le casting est vraiment exceptionnel. Que ce soit Christopher Waltz toujours aussi talentueux qui nous offre ici un rôle bien différent de celui du SS d’Inglourious Basterds (Tarantino), Jamie Foxx qui en impose dans le rôle presque muet de Django ou encore Leonardo Di Caprio délicieux dans le rôle du méchant.

Tout ceci est encore mis en valeur par une bande originale magistrale qui nous emporte sans peine dans les contrées du Mississipi de l’époque. Tarantino aura eu le bon goût de choisir pour plusieurs titres la version vinyle avec ses « cracks » plutôt que des versions digitales moins savoureuses.

La seule ombre au tableau selon moi réside dans le scénario, finalement assez classique. La première partie du film est peut être un peu rapide et la fin, à l’inverse, tire un peu en longueur. Il aurait également pu être intéressant de développer un peu plus l’Histoire sombre de l’esclavagisme qui sert ici principalement de « décor » au scénario, mais le but n’était pas non plus d’en faire un documentaire.

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Django Unchained est donc un pur Tarantino avec ses scènes magnifiques, ses dialogues ciselés et sa galerie de personnages inoubliables, le tout emporté par une bande originale sans fausse note et taché d’hectolitres de sang. Pas étonnant que le film ait déjà remporté de nombreux prix dont 2 Golden Globes et soit nominé 5 fois aux Oscars dont le meilleur film. Incontestablement le film de ce début d’année.

En résumé

LES PLUS :LES MOINS :
- Des dialogues déjà cultes

- Un casting au top

- Une bande originale magnifique

- Un scénario finalement classique

- Une fin un peu lente

VERDICT :You had my curiosity, now you have my attention
NOTE :
95%