Garde à vous !

Si vous étiez ici il y a près de quinze ans, souvenez vous de Medal Of Honor, premier opus d’une longue série, qui nous dévoilait la seconde guerre mondiale sur Playstation 1. Premier FPS de guerre historique, MoH avait lancé une type de jeu semi-historique bien réussi, scénarisé, avec un gameplay accessible.

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Un de mes opus favori Medal Of Honor : Rising Sun (Soleil Levant dans la langue de Molière) nous faisait débuter l’aventure sur un porte-avion américain durant l’attaque de Pearl Harbor. La séquence d’intro par excellence était là. Action, réalisme, dynamisme et scénario Hollywoodien. La possibilité de jouer en coopération ainsi qu’en multijoueur (local ou en ligne !! Oui Oui !!) était un plaisir qui a occupé de nombreux mercredi après-midi et de samedi avec notre  » multi-Pad « .

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En parallèle sortait un certain Call of Duty tout droit sorti du studio Infinity Ward composé d’anciens membres de Medal Of Honor. Avec pratiquement un opus par an, MoH ne souffrait pas de l’apparition des timides Call of Duty et Brother In Arms reprenant sa précieuse recette.

Mais voilà qu’en 2007, alors que la série de Medal Of Honor s’essouffle sur la pauvre seconde guerre mondiale visitée et revisitée dans tous les sens possibles, le fameux studio Infinity Ward livre à la surprise générale Call Of Duty 4 : Modern Warfare. Celui-ci possède une réalisation soignée avec des graphismes réussis, un scénario sorti des bureaux d’Hollywood et une narration maitrisée. De plus, la puissance et l’ouverture en ligne des consoles permettent un jeu en ligne digne d’un jeu PC avec des classes personnalisables, un système de grade et de classement et des maps au level design soigné. Le jeu se vend à 18 millions d’exemplaire et surclasse tous les jeux. Medal of Honor (et Electronic Arts) se retrouve submergé par cette nouvelle vague et après trois opus ridicules, stoppe la licence en se concentrant sur le succès console grandissant de Battlefield.

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C’est alors qu’en 2010, un reboot apparaît sobrement nommé Medal Of Honor et développé par un studio remanié à l’origine de Small Soldiers, Goldeneye ou encore Lord Of The Ring : Battle for the Middle Earth. Le titre se veut moderne, frais et avec un réalisme surprenant. En effet, des véritables soldat du Tier 1 et des Special Units sont sollicités pour améliorer l’expérience et le réalisme du jeu. On participe donc à une expérience sombre au coeur des unités spéciales américaines qui est fortement plaisante. Malheureusement, le jeu souffre de quelques lacunes de réalisation au niveau du gameplay (parfois incompréhensible), de lacunes techniques malgré un moteur puissant (le fameux Frostbite) et d’un scénario engagé. Le jeu obtient de la presse des notes médiocres et se fait oublier face au mastodonte Call Of Duty : Black Ops qui totalise 28 millions de ventes.

Annoncé après Battlefield 3, le second volet du reboot de Medal Of Honor ne bénéficie pas du même battage médiatique que son compère. Medal Of Honor : Warfighter se veut plus abouti et plus accessible mais n’atteint pas l’engouement souhaité. Pour augmenter les ventes, Electronic Arts avait même prévu de fournir dans la boîte de ce dernier l’accès à la beta de Battlefield 4 dont son grand frère récolte encore de bonnes recettes. Le jeu était pourtant très prometteur sur le papier avec un scénario réaliste, plus adulte. Son multijoueur était axé sur le team play avec un système de squad (à la Battlefield 3) qui aurait dû rapprocher les joueurs pour les amener à coopérer joyeusement. J’ai pu tester ce mode avec un ami et c’est vrai que le jeu est là mais disparait rapidement dès que le partenaire n’a pas de micro ou ne comprend pas un mot de votre plus beau franglais !

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Finalement, c’est en ce 31 Janvier 2013 que EA décide d’arrêter encore une fois sa licence. Un choix compréhensible au vu des résultats rencontrés par la série depuis 2007. Je trouve ça dommage tout de même car le jeu apportait une réelle et différente expérience que les Call of Duty. Doté d’un réalisme et d’un scénario plus adulte, les Medal Of Honor ont bercé mon adolescence et c’est avec regrets que j’ai appris sa mise au placard. Peut-être que le recul que prendra Electronic Arts avec la licence permettra un retour en force.

En attendant, profitons-en pour revivre les différents opus de la série et jouir d’un débarquement Normand une dernière fois.

Allez, Repos Soldat.