Mad Max : la folle surprise

Notre note

8 Très bon !

Qui a dit que les adaptations vidéoludiques d’univers cinématographiques sont toujours mauvaises ? Certes, c’est bien souvent le cas, mais de temps en temps, quelques jeux vidéo sortent du lot et ce, essentiellement lorsqu’ils n’essayent justement pas d’être une copie jouable du film. C’est le cas de Mad Max, développé par Avalanche Studio et édité par Warner Bros, issu de la saga éponyme de George Miller et sorti il y a quelques jours, habile transition entre la diffusion cinéma de Mad Max Fury Road et sa sortie DVD/Blu-Ray. Mais en l’occurrence, c’est peut-être aussi dû au fait que le jeu Mad Max était prévu avant même le retour de la franchise au cinéma et ne s’est donc pas contenté de copier le film.

Max le ferrailleur et Chumbucket le bricoleur

mad-max-gameDès les premiers instants du jeu, et toujours hanté par la perte de sa famille, Max se fait dépouiller par une bande de warboys emmenée par Scrotus, l’un des fils d’Immortan Joe et grand ennemi du jeu, qui lui volent sa précieuse Interceptor. Ramené à la condition de simple piéton, Max ne tarde pas à faire la connaissance de l’illuminé Chumbucket, un Doigt Noir (comprenez mécano), qui voit en lui l’Elu capable de conduire la Magnum Opus que les dieux l’ont chargé de construire afin de mettre un terme à la domination de Pétroville. Épaulé par son nouvel acolyte, Max va alors se mettre en tête de retrouver ses ennemis pour assouvir sa soif de vengeance.

Dès lors, on se retrouve à devoir effectuer diverses missions afin de récupérer le matériel nécessaire à l’amélioration de notre véhicule avant d’aller affronter les hordes de Scrotus. Car en effet, bien que la totalité de la carte soit accessible assez rapidement, il sera indispensable d’upgrader la Magnum Opus avant de s’aventurer dans les territoires les plus hostiles. Pour ce faire, Max pourra compter sur l’aide de plusieurs chefs de clans et de leur forteresse respective à condition, évidemment, de leur rendre service auparavant en réduisant la menace de Scrotus sur leur territoire.

Plusieurs sortes de missions s’offrent ainsi au joueur, que ce soit pour la quête principale ou plus secondaires mais toujours utiles. On retrouve ainsi le démantèlement de camps de Scrotus, l’élimination de tours de snipers ou d’épouvantails ou encore le combat contre des caïds et le nettoyage de terrains minés. Chaque mission réussie entraînera une diminution du niveau de menace dans le territoire associé et permettra d’accéder à de nouvelles améliorations pour la voiture ou pour Max.

Rouler des mécaniques

Le jeu se décompose alors en deux grandes phases de gameplay : à pied ou au volant de divers véhicules. La grande majorité des missions se déroule à pied et Max devra donc faire parler ses poings pour se défendre ainsi que son fusil à canon scié ou un couteau à condition d’avoir les munitions nécessaires, celles-ci étant limitées. Le système de combat est ici dans la lignée de ce qu’on a déjà pu voir dans la série des Batman Arkham par exemple, basé essentiellement sur le duo contres/frappes avec cependant un nombre beaucoup plus restreint de combos. Max bénéficie également d’une jauge de fureur qui se remplie à mesure que les coups pleuMad-Max-voiturevent et qui déclenche le mode furie de Max au cours duquel les coups sont beaucoup plus puissants. C’est dans ces instants qu’on ressent vraiment la force des attaques et que les combats deviennent le plus exaltant, notamment grâce à une variété de finish assez impressionnants.

Mais là où on prend vraiment son pied, c’est lors des phases au volant de la Magnum Opus qui devient rapidement, au fil des améliorations, une vraie machine de guerre. Lors des déplacements à travers le Wasteland, on tombera souvent sur des patrouilles de Warboys qu’il faudra éliminer. Outre les affrontements directs pare-choc contre pare-choc, il sera aussi possible d’utiliser des armes particulières maniées par Chumbucket. Le harpon permet ainsi d’arracher porte, roues voire même conducteur du véhicule adverse tandis que le harpon de feu (utilisation limitée) provoquera de redoutables et spectaculaires explosions.

Plusieurs itinéraires de convois seront également à découvrir et à intercepter avec un niveau de difficulté plus élevé car les ennemis seront plus nombreux mais aussi plus agressifs. Il n’y a rien de mieux que ces courses poursuites acharnées où les tôles se froissent et les étincelles pleuvent de tous côtés.

Il est enfin possible de prolonger le plaisir de la conduite dans les Courses à la Mort qui permettront d’ajouter de nouveaux véhicules à sa collection. On regrettera par contre le manque de diversité dans le type des véhicules par rapport au film puisque seuls de voitures sont disponibles et aucun camion ou moto ne sont de la partie.

Savoir économiser

Comme dit plus haut, les munitions des armes à feu sont limitées et il est assez rare d’en trouver, de même pour les couteaux qui ne peuvent être utilisés que pour un seul coup. Il faudra donc les utiliser à bon escient.

mad-max-game-1Il n’y a pas que les armes qui sont limitées mais qui dit Wasteland dit rationnement de l’eau, de la nourriture et de l’essence. En effet, pour regagner de la santé, Max dispose d’une gourde d’eau qui se consomme rapidement lorsqu’on vient à l’utiliser. Il sera donc nécessaire de trouver des points d’eau afin de la remplir pour la suite. Il est également possible de remplir sa barre de vie grâce à de la nourriture trouvée sur le terrain et pas question de faire la fine bouche : pâtée pour chien et asticots sur cadavres seront vos meilleurs repas.

De plus, pour éviter la panne sèche, il faudra aussi penser à faire le plein de la Magnum Opus grâce à des jerricans d’essence. Heureusement, il est possible de stocker un bidon dans la voiture en cas de besoin. De plus, il sera possible d’améliorer la voiture pour qu’elle consomme moins.

À noter également que certaines missions annexes permettront de construire certains projets au sein des forteresses alliées qui seront très utiles pour remplir automatiquement le réservoir, la gourde ou encore la ceinture de munitions.

Le post-apo, c’est beau ! 

L’un des points positifs du jeu est sans aucun doute son univers. Le Wasteland est absolument magnifique et les longues traversées en voiture n’en sont que plus agréables. On retrouve différents types d’environnement qui reprennent parfaitement les qualités graphiques de Fury Road et on ne peut s’empêcher de s’arrêter de temps en temps pour simplement admirer le paysage. Le ciel a lui aussi bénéficié d’un soin tout particulier et les éléments peuvent parfois se déchaîner avec l’apparition de tempêtes de sable vraiment impressionnantes. Quelques textures manquent parfois néanmoins d’un peu de soin, sans pour autant gâcher l’atmosphère générale.

mad-max-paysage

Malheureusement, au niveau de l’ambiance sonore, on est très loin de jouir du même niveau de réalisation et les musiques sont à mon avis inexistantes. C’est bien dommage quand on compare ça au film qui possède quant à lui une bande originale absolument géniale. Il aurait été encore plus agréable de conduire à toute allure notre belle Magnum Opus rugissante accompagné de quelques bonnes compositions musicales.

La folle surprise

Mad Max s’ajoute donc dans la très courte liste des bons jeux vidéo adaptés d’univers cinématographiques. Si tout n’est pas parfait, notamment une certaine répétitivité au niveau des missions et l’absence d’une vraie bande son, il suffit de prendre le volant de la Magnum Opus et de traverser ces sublimes environnements pour rattraper ces points négatifs. Les combats, que ce soit au corps à corps en mode fureur ou en véhicule, dégagent une vraie impression de puissance et sont bien réalisés, suffisamment même pour oublier les problèmes de caméra parfois hasardeuse.

Bref, un bon moyen de prolonger pendant de nombreuses heures l’univers de Mad Max.

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